Actualités institutionnelles – Pôle Alpin d'études et de recherche pour la prévention des Risques Naturels (PARN) https://risknat.osug.fr PARN - Risknat Thu, 02 Apr 2026 07:24:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.6.5 https://risknat.osug.fr/wp-content/uploads/2019/11/PARN_favicon-100x100.png Actualités institutionnelles – Pôle Alpin d'études et de recherche pour la prévention des Risques Naturels (PARN) https://risknat.osug.fr 32 32 Assemblée générale – PEPR IRIMA https://risknat.osug.fr/assemblee-generale-pepr-irima/ Thu, 02 Apr 2026 07:24:29 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=45234 Le PARN, association majeure d’interface entre la communautés scientifiques, les acteurs institutionnels et opérationnels de la gestion des risques sur le massif alpin, était heureux d’être présent, ces 26 et 27 mars, pour échanger dans le cadre des journées scientifiques 2026 du programme PEPR IRIMA.

Les questions qui sous tendent ces 2 jours : quelle intrication des risques multiples et de leurs effets en cascade ? Quelles approches scientifiques pour en construire une vision intégrée ? Quelles convergences et tensions entre politiques d’adaptation au changement climatiques et réduction des risques de catastrophes ?

Deux tables-rondes de grande qualité ont permis aux différents points de vue de s’exprimer :
Table-ronde 1 : Construire des sciences des risques intégrées : défis et difficultés
Karine Adam (Ineris), coordonnatrice du projet Risques NaTech.
Jean-Christophe Calvet (Météo-France), coordonnateur du projet Risques climatiques.
Anne Le Friant (IPGP/CNRS), coordinatrice du projet Risques Outre-mer.
Stéphane Guillot (CNRS), délégué CNRS à la transition environnementale et la gestion des risques.
Masa Kageyama (CNRS), co-directrice du PEPR TRACCS.

Table-ronde 2 : Recherche, expertise et action publique : quelles nouvelles perspectives pour une réduction durable des risques de catastrophes ?
Stéphanie BIDAULT (AMF), Responsable de la prévention des risques et gestion des crises à l’Association des maires de France et des Présidents d’intercommunalité.
Elsa Cortijo (CNRS), Directrice exécutive de l’agence de programme Climat, biodiversité et sociétés durables.
Mathilde Gralepois (Université de Tours), Professeure d’Université en aménagement-urbanisme.

A retenir donc comme enjeu majeur de ces journées pour le PARN : la nécessaire intégration des risques en proposant de nouveaux paradigmes…un sujet qui doit aller nous chercher, tout acteur confondu- de la science aux territoires-, dans nos pratiques au quotidien.

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Lancement de la stratégie de prévention des risques glaciaires et périglaciaires https://risknat.osug.fr/lancement-de-la-strategie-de-prevention-des-risques-glaciaires-et-periglaciaires/ Thu, 21 Nov 2024 21:38:00 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=41161

Le ministère de la Transition écologique, de l’Energie, du Climat et de la Prévention des risques annonce trois mesures en faveur des territoires de montagne :

(1) le lancement de la stratégie de prévention des risques glaciaires et périglaciaires (plan ROGP),

(2) des mesures de protection des glaciers et des écosystèmes post-glaciaires,

(3) un renforcement du soutien de l’Etat aux territoires montagneux, notamment dans le cadre du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) et dans la continuité du Plan Avenir Montagnes.

► Communiqué de presse
► La stratégie de prévention des ROGP (PDF)

Ces mesures ont été présentées lors du déplacement à Chamonix-Mont-Blanc de la ministre, Agnès PANNIER-RUNACHER, le 21 novembre 2024, qui fut l’occasion d’une table ronde avec les acteurs alpins, élus, scientifiques, socioprofessionnels et associations.

Ce temps de rencontre a été contributif, pour le PARN, convié à la table ronde aux côtés des expertises scientifiques des glaciologues et géomorphologues du RTM, Asters – Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie, Météo-France, CNRS, la CMB, l’OFB, Mountain Wilderness France, le SDIS 74 et le SIDPC en présence des élus locaux, Mr le Maire de Chamonix, Mr le Président du SCOT- Mont-Blanc, Mr le Député de la 6ème circonscription de Haute-Savoie, de notre engagement en tant qu’acteur agile d’interface entre connaissances scientifiques, décision et action publique sur le massif alpin dans le cadre de la Gestion intégrée et de la prévention des risques naturels, confrontés à l’adaptation au changement climatique. C’est pourquoi nous avons défendu l’objectif d’une gouvernance engagée associant toutes les parties prenantes. 

L’exemple du projet Regard d’Altitude, financé par la campagne CIMA 2023 de l’ANCT, sous pilotage du PARN, en partenariat des laboratoires LESSEM-INRAE, EDYTEM-Université Savoie Mont Blanc, PACTE-Université Grenoble Alpes, Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG), Parc national des Ecrins et Syndicat National des guides de montagne (SNGM), constitue, pour nous, une des meilleures illustrations de la rencontre à Chamonix. Ce projet a, en effet, pour objectif d’expérimenter un dispositif de science partenariale pour l’observation des phénomènes induits par le réchauffement climatique en altitude, et par conséquent en contribution au plan ROGP et en complémentarité des observations existantes portées par le RTM, Data Avalanches et la Chamoniarde.

Photo ledauphine.com
Escortée de près par les élus locaux, la ministre de la Transition écologique s’est rendue jeudi 21 novembre sur le site du Brévent pour une table ronde à laquelle figuraient aussi des chercheurs et des associations environnementales. Le maire de Chamonix Éric Fournier, ici avec la ministre de la Transition écologique, veut associer le destin de la vallée, dont il préside aussi l’intercommunalité, à celui des autres territoires de montagne. Photo Le DL/Louise Raymond

ANNEXE

Dans la continuité du PNACC lancé en consultation le 25 octobre dernier par le Premier ministre Michel BARNIER, ces trois annonces permettront :

  1. D’ANTICIPER les nouveaux risques liés à l’évolution des glaciers

 

(Axe 1 du Plan ROGP – Annonce 1) En permettant le renforcement de la recherche pour la prévention des risques d’origines glaciaire et périglaciaire, avec la publication d’un livre blanc destiné à faire état de la connaissance actuelle sur ces risques et des besoins d’approfondissement. 

(Axe 2 du Plan ROGP – Annonce 1) En améliorant la connaissance des aléas et des zones à risque, par un processus de levée de doutes. 

L’objectif est:

  • (i) d’améliorer la compréhension de ces phénomènes, en développant les techniques adaptées d’instrumentation, d’observation et de modélisation et
  • (ii) d’identifier les sites à étudier et sur lesquels engager des actions de prévention prioritairement.

La démarche de levée de doutes est confiée à l’Office national des forêts (ONF). Il s’agit ainsi:

  • D’examiner tous les sites potentiellement dangereux: 360 bassins de risques pour les Alpes (sur les 604 bassins initialement identifiés) sont en cours d’analyse dans le cadre de cette levée de doute ; 
  • De concentrer l’action et les mesures de prévention sur les sites à risque;
  • D’écarter ceux ne présentent pas de risque prévisible significatif. 
  1. DE PROTEGER notre population et notre biodiversité

 

(Axe 3 du Plan ROGP) En accompagnant les collectivités mettant en place des dispositifs de surveillance ou des actions de prévention face aux ROGP au travers:

  • d’un appui technique pour les suivis, surveillances, actions à mettre en place sur ces territoires avec les services de l’Etat (préfecture, DDT); 
  • d’un soutien financier pour la réalisation d’études et de travaux de prévention via le fonds Barnier et via le fonds vert. 

En plaçant sous protection forte la quasi intégralité de ces territoires 

Dans la continuité des annonces du président de la République lors du One Planet Polar Summit du 10 Novembre 2023 et de la Stratégie nationale biodiversité (SNB) relative à la protection des glaciers et des écosystèmes post-glaciaires, la ministre lancera un travail de concertation avec les collectivités et les acteurs locaux pour définir les modalités de protection de ces écosystèmes afin de : 

  • limiter au maximum les activités susceptibles d’accélérer la dégradation et la disparition des glaciers; 
  • assurer un suivi des conséquences de leur disparition et une surveillance des écosystèmes qui viendront prendre le relais de ces nouveaux espaces. 

L’objectif est que toutes les zones glaciaires et périglaciaires françaises soient protégées là où c’est possible.

  1. DE S’ADAPTER

 

(Axe 4 du Plan ROGP) En partageant l’information et le développement de la culture du risque. De nouveaux outils en cours de construction seront mis en place, pour favoriser le partage d’informations et pour permettre les échanges entre les scientifiques et les services gestionnaires du risque: 

  • (i) un portail bibliographique partagé entre les acteurs a été créé; 
  • (ii) une plateforme SIG (système d’information géographique) avec l’ensemble des données SIG produites sur les ROGP; 
  • (iii) un bulletin sur la situation sur les ROGP sera élaboré chaque année par département.

En travaillant à l’adaptation au changement climatique dans les montagnes avec la mesure 35 du PNACC qui permettra de: 

  • Trouver de nouveaux financements en mettant à plat tous les dispositifs existants, notamment le fonds Avenir Montagnes pour qu’il participe davantage à l’adaptation au changement climatique en montagne (premier semestre 2026);
  • Alors que de nombreuses études existent sur l’impact du changement climatique sur les activités économiques en montagne, un travail de mise à plat et de mise à jour permettant d’y intégrer l’ensemble des risques et des connaissances liés à la fonte des glaciers sera lancé en 2025 (ANCT et CEREMA);
  • Soutenir les commissariats de massif (animateurs locaux du Plan avenir montagnes) dans le processus de définition, d’élaboration et d’animation de la déclinaison locale du PNACC avec de l’ingénierie; 
  • Mettre en place un observatoire des vulnérabilités en montagne(2025-2027)
  • Conforter le recensement du parc immobilier en montagne;
  • Conditionner tout soutien public à l’investissement dans les stations de ski au contenu de leur plans d’adaptation au changement climatique;
  • Mener une étude sur l’impact du changement climatique sur le tourisme culturel, et par extension sur les acteurs culturels, aboutissant à l’écriture d’un plan d’évolution.
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Formation des agents de l’Etat à la transition écologique – Visite de terrain à Gières https://risknat.osug.fr/formation-des-agents-de-letat-a-la-transition-ecologique-visite-de-terrain-a-gieres/ Wed, 06 Nov 2024 18:53:00 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=41051

Dans le cadre du parcours de formation des cadres supérieurs de l’État à la transition écologique, le PARN a contribué à une visite des aménagements du Sonnant d’Uriage à Gières (38), le 6 novembre 2024.

A l’heure où l’adaptation de la gestion des risques naturels au changement climatique est au cœur de l’actualité, la démarche mise en œuvre est un bel exemple de bonne pratique en matière de gestion des risques de crues à cinétique rapide : travail en étroite collaboration entre la commune de Gières et Grenoble-Alpes Métropole sur l’amélioration des ouvrages de protection (plage de dépôt au cœur de la ville de Gières) mais aussi et surtout instrumentation et système de surveillance dans ce cours d’eau torrentiel où les temps de réaction sont très courts.
Démarche innovante de Plan d’Anticipation Gradué, Plan Communal de Sauvegarde et exercice intercommunal de crise : autant d’outils qui permettent une meilleure résilience organisationnelle pour faire face à des événements rapides et intenses.

Un grand merci à Vincent Boudières et Elise Rebotton pour leurs interventions et à l’ensemble des participants pour la richesse des échanges engagés.

Le Plan d’Anticipation Gradué, porté par la Mission Risques de GAM est un des résultats de la démarche TAGIRN – Gestion intégrée des risques naturels.

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Journée Parcours Adaptation au Changement climatique https://risknat.osug.fr/journee-parcours-adaptation-au-changement-climatique-lyon-17-octobre-2024/ Thu, 17 Oct 2024 16:45:01 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=40729

Devant la complexité du sujet de l’adaptation au changement climatique, l’ADEME, la DREAL, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, l’OFB, le CEREMA, Auvergne-Rhône-Alpes Énergie Environnement et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, avec le concours de 16 partenaires dont Météo-France, proposent un parcours comprenant un ensemble d’outils pour aider les collectivités à structurer leur démarche. Ce parcours constitue un chemin pas à pas, adapté à chaque collectivité en fonction de la maturité de sa réflexion et de son engagement, pour élaborer et mettre en œuvre un plan d’actions concrètes d’adaptation au changement climatique.

L’ensemble des partenaires a organisé une rencontre le 17 octobre 2024 à Lyon pour présenter ce parcours et partager des retours d’expériences.

Le PARN, en qualité de partenaire contributeur a été invité à communiquer et partager son action en lien avec les territoires dans le cadre de la gestion intégrée des risques naturels et de sa mission d’appui à AURA EE sur le territoire du Syndicat mixte du bassin versant de l’Arly dans le cadre du projet X-RISK-CC. Une journée dense qui a donné à voir des retours d’expériences engagés au service de l’atténuation et l’adaptation au niveau régional et qui renforce le besoin de structures d’interfaces avec les territoires.

►  Restitution graphique (Fanny Didou)

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Ressources sur la préparation et la gestion des crises pour les collectivités iséroises https://risknat.osug.fr/ressources-sur-la-preparation-et-la-gestion-des-crises-pour-les-collectivites-iseroises/ Mon, 07 Oct 2024 10:24:03 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=40655

Dans le cadre de sa mission Culture du risque, la préfecture de l’Isère met à disposition plusieurs ressources et outils pour accompagner les collectivités du département dans la préparation et la gestion des crises.

1. Format type de DICRIM et annexes : Avec l’AFPCNT, réalisation d’un modèle-type de Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM), accompagné de plusieurs annexes pratiques : une bibliographie, un recueil de bonnes pratiques, une grille d’auto-évaluation, un cahier des charges, ainsi que des vidéos de sensibilisation pour informer vos administrés.
► Lien

2. Formations en présentiel pour les élus et agents communaux : En partenariat avec l’Association des Maires de l’Isère (AMI) et l’Institut des Risques Majeurs (IRMa), plusieurs formations sont proposées pour renforcer vos capacités en matière de gestion des crises : élaboration de PCS/DICRIM, communication de crise, et exercices de simulation. Ces formations sont accessibles aux élus et agents communaux et intercommunaux.
► Programme des formations en Isère 2024

3. Guide pour monter une Réserve Communale de Sécurité Civile (RCSC) Pour faciliter la création ou la structuration d’une RCSC dans vos communes, nous vous invitons à consulter notre guide pratique. Ce document détaille les étapes de création, le cadre juridique, ainsi que des exemples concrets d’organisation.
► Lien

4. Formation en ligne des élus sur la Stratégie nationale de résilience :  plateforme dédiée à la formation des élus, avec un parcours spécifique sur la stratégie nationale de résilience. Vous y trouverez des modules interactifs pour mieux comprendre les enjeux et les actions à mettre en œuvre.
► Lien

5. Journée Nationale de la Résilience – 13 octobre
Il est encore temps de proposer des événements dans votre commune et de les faire labelliser. Ceux-ci peuvent se tenir toute l’année, avec un point d’orgue au mois d’octobre. Vous pouvez également consulter la carte interactive des événements déjà programmés.
► Lien

6. Restitution de l’enquête sur la préparation aux crises
Suite à l’enquête menée auprès des communes de l’Isère, nous vous partageons la restitution complète des résultats. Ce document vous permettra de situer votre commune par rapport aux autres en matière de préparation et de résilience.
► Lien

7. Exercices en ligne Préparisk
Ces exercices vous permettent de vous entraîner gratuitement sur un aléa spécifique, accessible aux communes et intercommunalités.
► Lien

8. Journée de formation CEREMA à Lyon
Enfin, nous vous signalons la tenue d’une formation organisée par le CEREMA à Lyon. Cet événement, dédié à la culture du risque, est ouvert aux élus et techniciens territoriaux.
► Lien

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Appel à projets Confortement des forêts de protection contre les risques naturels https://risknat.osug.fr/appel-a-projets-confortement-des-forets-de-protection-contre-les-risques-naturels/ Mon, 22 Jul 2024 05:28:02 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=40226

La région Auvergne-Rhône-Alpes est particulièrement concernée par les risques naturels liés aux phénomènes gravitaires rapides. Maintenir le niveau de protection des forêts est une préoccupation du Programme régional de la forêt et du bois (PRFB) 2019-2029.

A ce titre, un appel à projets 2024 est lancé par l’État sur la région Auvergne-Rhône-Alpes pour soutenir les investissements matériels et les travaux sylvicoles ayant pour objet de renforcer la sécurité des personnes et des biens. Un montant de 250 000€ de crédits de l’État lui est réservé à l’échelon régional.

La date limite de dépôt des dossiers de candidature est le 15 octobre 2024 auprès de la direction départementale des territoires du département concerné par les travaux. Les réalisations pourront s’échelonner sur une période de 26 mois à compter de la date de réception de la demande d’aide.

► Consulter l’appel à projets

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ISL2024 14th International Symposium on Landslides – 8-12/07, Chambéry https://risknat.osug.fr/isl2024-14th-international-symposium-on-landslides-8-12-07-chambery/ Mon, 15 Jul 2024 09:02:28 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=39875

Un beau succès pour ISL2024, 14th International Symposium on Landslides qui s’est tenu à Chambéry du 8 au 12 juillet : ce colloque majeur sur le thème des mouvements de terrain, des fondamentaux de compréhension de l’aléa aux applications d’ingénierie et gestion des risques, organisé tous les 4 ans à travers le monde (dernière fois en France il y a 30 ans), a réuni plus de 300 scientifiques et experts mondiaux des mouvements de terrain à travers des présentations scientifiques, études de cas et excursions techniques.

Le PARN, à travers Carine Peisser, membre du comité d’organisation, a eu le plaisir de contribuer à l’évolution et la valorisation des connaissances et pratiques dans ce domaine.

  • Contribution à l‘Université d’été organisée à Aussois (Savoie) en amont du colloque pour un groupe de jeunes chercheurs internationaux, autour du cas d’étude du viaduc du Charmaix, ouvrage emblématique en terme d’adaptation aux mouvements de terrain. Voir le programme de cours
  • Organisation et encadrement d’une des 4 visites techniques, sur le site du grand glissement de terrain de l’Harmalière (Sinard, Isère). Les 50 participants ont pu apprécier la qualité des présentations de Grégory Bièvre (ISTerre, UGA), en charge du suivi scientifique du site pour l’OMIV – Observatoire multidisciplinaire des instabilités de versants, et Anaïs Pousse (ONF-RTM) pour les aspects de gestion opérationnelle des zones habitées soumises aux effets des glissements de Avignonnet et Champs du Mouton.
  • Présidence d’une session aussi dense que riche lors de la journée spéciale RockSlopeSlapility. Des présentations très différentes mais complémentaires d’un point de vue scientifique et technique, convergeant vers une meilleure compréhension de l’aléa et gestion des risques rocheux.
    Cette journée a montré le dynamisme de la communauté « Risque rocheux » en partie embarqué par la dynamique projet national C2ROP

De belles occasions de valoriser les réseaux scientifiques et techniques œuvrant à la gestion intégrée des risques naturels, dans les Alpes et bien au-delà !

Voir le programme complet : https://isl2024.com/

Cette réussite est le fruit d’un intense travail collectif au sein du comité d’organisation, construit patiemment depuis plus de 3 ans et qui a connu son aboutissement à Aussois et à Chambéry.
Un grand merci à François Nicot (USMB) et Véronique Merrien (CNAM), présidents du comité d’organisation, pour la confiance accordée autour de cette manifestation d’ampleur.

Le comité d’organisation :

Véronique Merrien (CNAM, Paris) et François Nicot (USMB, Chambéry), présidents

Muriel Gasc (CEREMA Aix en Provence)
Marie-Aurélie Chanut (CEREMA Lyon)
Nicolas Villard (NGE Fondations)
Lucas Meignan (Géolithe)
Christophe Dano (UGA, Grenoble)
Stéphane Lambert (INRAE Grenoble)
David Bertrand (INSA Lyon)
Fabrice Emeriault (UGA, Grenoble)
Jean-Alain Fleurisson (Mines Paris – PSL University)
Yannick Thiery (BRGM)
Christian Franck (INERIS)
Yannick Fargier (UGE, IFSTTAR)
Philippe Gotteland (IREX/FNTP)
Florence Magnin (USMB, Chambéry)
Carine Peisser (PARN)
Jérôme Palisse (ONF/RTM)
Angélique Hardouin (IREX)
Margot Bernard (INDURA)
Sandra Pahin-Mourot (Fondation USMB)

En gras, organismes membres du PARN

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Evaluation européenne des risques climatiques – European Climate Risk Assessment (EUCRA) https://risknat.osug.fr/evaluation-europeenne-des-risques-climatiques-european-climate-risk-assessment-eucra/ Fri, 15 Mar 2024 17:47:01 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=39318

La première analyse des risques climatiques réalisée par l’Agence européenne pour l’environnement pour le compte de la Commission européenne présente maintenant les effets futurs possibles de ces résultats sur l’environnement, la société et l’économie en Europe. L’étude a collecté des résultats qui décrivent à la fois les dangers imminents et les facteurs qui nous rendent plus vulnérables. L’analyse identifie également comment et où la Commission européenne devrait prendre des mesures urgentes pour limiter les dégâts.

L’Europe n’est pas préparée à faire face à l’augmentation rapide des risques climatiques

L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement et les risques climatiques menacent sa sécurité énergétique et alimentaire, ses écosystèmes, ses infrastructures, ses ressources en eau, sa stabilité financière et la santé de ses habitants. Selon l’évaluation de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), bon nombre de ces risques ont déjà atteint des niveaux critiques et pourraient devenir catastrophiques sans une action urgente et décisive.

La chaleur extrême, la sécheresse, les incendies de forêt et les inondations que nous avons connus ces dernières années en Europe vont s’aggraver, y compris dans les scénarios optimistes du réchauffement climatique, et affecteront les conditions de vie sur tout le continent. L’AEE a publié le tout premier rapport European Climate Risk Assessment (EUCRA) (Evaluation européenne des risques climatiques) visant à soutenir l’identification des priorités politiques liées à l’adaptation au changement climatique et aux secteurs sensibles au climat.

Le rapport EUCRA de l’AEE s’appuie sur et complète la base de connaissances existante sur les impacts et les risques climatiques pour l’Europe, y compris les récents rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), du service Copernicus concernant le changement climatique (C3S) et du Centre commun de recherche de la Commission européenne (JRC), ainsi que les résultats des projets de recherche et de développement financés par l’UE et les évaluations nationales des risques climatiques. Les connaissances acquises dans le cadre de cette évaluation, qui en est à sa toute première édition, sont synthétisées dans le but de soutenir l’élaboration de politiques stratégiques.

D’après cette évaluation, les politiques et les mesures d’adaptation en Europe ne sont pas assez réactives face à l’accroissement rapide des risques. Dans de nombreux cas, une adaptation progressive ne sera pas suffisante et compte tenu du fait que de nombreuses mesures visant à améliorer la résilience climatique requièrent un investissement considérable en temps, une action urgente pourrait s’avérer nécessaire, même pour des risques qui ne sont pas encore critiques.

► Communiqué de presse de l’AEE
► Rapport complet et résumé exécutif
► Communication de la Commission européenne sur la gestion des risques climatiques en Europe

 

Une analyse systémique des risques basée sur l’étude des chaines d’impacts

Une équipe d’experts de l’institut Eurac Research, qui a joué un rôle majeur dans cette analyse, a publié un article de synthèse sur la méthode et les résultats de l’étude. Cet article en anglais, est traduit ci-dessous en français :

L’analyse systématique a permis d’identifier 36 risques climatiques susceptibles d’avoir des conséquences graves pour l’ensemble de l’Europe. Ces risques ont été répartis entre les écosystèmes, la sécurité alimentaire, la santé, les infrastructures, l’économie et les finances. L’étude a également mis en évidence un besoin d’action immédiat pour 20 de ces risques. Les risques liés au stress thermique, à la destruction des écosystèmes marins et côtiers et aux inondations figurent parmi les huit risques classés comme urgents.

Risques climatiques majeurs pour l’Europe et urgence d’agir. Urgence d’agir pour 36 risques climatiques majeurs pour l’Europe, regroupés en cinq groupes de risques. Six risques sont évalués à la fois au niveau paneuropéen et pour l’Europe méridionale, qui est une région à fort potentiel. La largeur des segments (« pies ») indique le nombre de risques par groupe appartenant à différentes catégories d’urgence.

L’ampleur des risques dépend non seulement des effets du climat tels que la sécheresse, la chaleur et les fortes précipitations, comme le souligne le rapport, mais aussi de facteurs non liés au climat. « Les inondations en Émilie-Romagne en sont un bon exemple : la région est fortement urbanisée et enclavée, ce qui rend difficile l’évacuation de l’eau ; en outre, bon nombre de ses infrastructures sont obsolètes. Des facteurs non climatiques tels que l’utilisation excessive des sols, le manque d’entretien des infrastructures, les inégalités sociales, la pollution, la mauvaise gestion de l’eau, les systèmes de santé surchargés et bien d’autres encore, peuvent considérablement accroître les risques. Cela signifie que des mesures d’adaptation appropriées peuvent réduire le risque de manière significative, même si les mêmes dangers existent », explique Marc Zebisch, directeur du Centre pour le changement climatique et la transformation, un chercheur sur l’impact du climat très impliqué dans l’étude qu’il a entreprise avec l’équipe interdisciplinaire d’Eurac Research. M. Zebisch et ses collègues ont également développé le concept d’évaluation des risques sur lequel repose l’analyse et qui a déjà été utilisé dans de nombreux pays du monde au cours des dernières années. La méthode consiste à examiner tous les effets et toutes les interactions avec ce que l’on appelle les « chaînes d’impact » afin d’obtenir une image vraiment complète.

Liens entre les facteurs de risque et les groupes de risques climatiques évalués. La figure illustre les interconnexions et les voies de transmission des risques à partir des principaux dangers liés au climat et de certains facteurs de risque non climatiques (en haut), en passant par les principaux impacts climatiques pour cinq groupes de risques interdépendants et le domaine transversal « Eau ».

Bon nombre de ces chaînes d’impact commencent par l’influence du climat sur les écosystèmes dont les fonctions sont déjà altérées par les activités humaines, qui à leur tour intensifient l’impact du climat. Ces effets peuvent ensuite se poursuivre en cascade jusqu’à ce qu’ils touchent des sociétés entières et s’étendent à d’autres régions ou pays. Prenons l’exemple des écosystèmes marins qui, déjà affaiblis par la pollution et la surpêche, peuvent souffrir énormément du réchauffement climatique, au point que la pêche est gravement compromise, si tant est qu’elle puisse être pratiquée. Dans de telles situations, les conséquences pour la sécurité alimentaire, l’emploi et l’ensemble des systèmes économiques locaux ou régionaux peuvent être profondes. « L’un des messages clés du rapport est donc de protéger et de maintenir la fonctionnalité des écosystèmes », souligne M. Zebisch, qui travaille actuellement avec une équipe de recherche sur une analyse similaire des risques climatiques et une stratégie d’adaptation pour le Tyrol du Sud. D’autres incidences directes du climat qui entraînent des cascades de risques majeurs en Europe ont également des répercussions importantes sur la santé humaine et sur les infrastructures essentielles.

► Article original (en anglais)

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Montagnes et littoraux : en première ligne face au dérèglement climatique – Dossier SCET https://risknat.osug.fr/montagnes-et-littoraux-en-premiere-ligne-face-au-dereglement-climatique-dossier-scet/ Thu, 15 Feb 2024 17:12:39 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=39329 La SCET (filiale de la Caisse des Dépôts : Services Conseil Expertises et Territoires) publie un dossier thématique consacré à l’adaptation des stations balnéaires et de montagne au changement climatique.

Considérant qu’elle subiront « des risques toujours plus nombreux, un accès à la ressource en eau plus difficile, et un certain nombre d’effets amplificateurs générés par leur attractivité résidentielle et touristique », la SCET invite ces territoires à un changement de paradigme, et notamment à une nécessaire transversalité.

L’étude préconise la coopération à l’échelle de la vallée ou du bassin de vie, non pas autour d’un « plan d’adaptation », mais d’un véritable projet de société/de territoire partagé et actant d’emblée certains renoncements. Un projet qu’un tandem élu/technicien davantage catalyseur que décideur doit favoriser en mettant en mouvement et en fédérant les différentes parties prenantes.

► Présentation de l’étude (Banque des territoires)
► L’étude (SCET)

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Bilan de la présidence Suisse 2023 de la SUERA et lancement de la présidence Slovène 2024 https://risknat.osug.fr/bilan-de-la-presidence-suisse-2023-de-la-suera-et-lancement-de-la-presidence-slovene-2024/ Wed, 14 Feb 2024 18:43:34 +0000 https://risknat.osug.fr/?p=39060

Suite au 8ème Forum annuel et l’Assemblée Générale 2023 de la SUERA à Bad Ragaz, les 18 et 19 octobre 2023, la Lettre d’information de l’ANCT sur la SUERA (N°23 – T4 2023) revient sur le bilan de la présidence 2023 de la Suisse et le lancement de la présidence Slovène 2024 :

Bilan de la présidence 2023 de la Suisse

En 2023, pour la première fois un État alpin non membre de l’UE assumait la présidence annuelle tournante de la SUERA : la Suisse. Elle a œuvré tout au long de 2023 pour prioriser les travaux de la SUERA sur la période 2023-2025 : gestion économe et durable de l’eau, digitalisation, transition énergétique, économie circulaire. Elle a organisé trois conférences thématiques d’envergure sur l’économie circulaire, la gestion de l’eau, et mobilité/transports, respectivement à Fribourg en mars, à Scuol en juin et à Lugano en août.

Retour sur le forum annuel et l’Assemblée générale de la SUERA des 18 et 19 octobre 2023 à Bad Ragaz

Mobilisant les principales parties prenantes de la SUERA, au premier rang desquelles les autorités politiques, la Suisse a choisi la station thermale de Bad Ragaz pour son Forum annuel, une décennie après le sommet fondateur des régions alpines en faveur de la SUERA. Il s’agissait ainsi de renouer avec cet état d’esprit de coopération renforcée. À cette occasion, l’Assemblée générale a adopté une déclaration commune par laquelle elle a approuvé les priorités de mise en œuvre de la SUERA pour la période 2023-2025 et engagé le chantier de révision du plan d’action de la SUERA devant aboutir en 2025, soit dix ans après son lancement. La Suisse a, enfin, transmis la présidence de la SUERA à la Slovénie pour l’année 2024, en lui remettant symboliquement la roue coopérative des Alpes.

Les autorités politiques françaises étaient mobilisées à Bad Ragaz. Laurence Boetti-Forestier, conseillère régionale déléguée au transfrontalier de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est intervenue sur les enjeux de transition énergétique lors de la table-ronde dédiée en valorisant notamment les projets menés en ce sens en faveur du déploiement de l’hydrogène décarboné dans les vallées alpines. Liliane Lucchesi, conseillère régionale de la Région bourgogne-Franche-Comté, déléguée à la solidarité internationale, la mobilité internationale des jeunes et des objectifs de développement durable, a quant à elle insisté en Assemblée générale sur l’importance de travailler pour les jeunes et les générations futures, comme en témoignent les travaux menés par le conseil de la jeunesse de la SUERA et l’adoption d’un réflexe jeune par tous les groupes d’action.
Dominique Faure, ministre déléguée aux collectivités et aux ruralités, représentée en séance par Laurent Alberti, Consul général de France à Zurich, s’est exprimée en visioconférence pour valoriser notamment les politiques mises en œuvre avec la planification écologique, les plan Eau et Avenir Montagnes et les politiques de massif comme contribution à la SUERA.

Lancement de la présidence Slovène 2024

Prenez date : la Slovénie inaugurera sa présidence les 1er et 2 février prochains, à Postojna, La Slovénie est impliquée dans trois stratégies macrorégionales (cf. Danube, Adriatique-Ionienne et Alpine) et elle assume de surcroit la présidence de la Convention alpine. Elle aura à cœur de renforcer le déploiement de l’économie circulaire, la gestion économe et durable de la ressource en eau et d’accroitre la qualité de vie de jeunes en montagne.

 

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